Quatre salariés et une plasticienne s’y attachent à redonner vie à des objets du quotidien mis au rebut.

En tant que salarié du GIEPP (Groupement pour l’Initiative et l’Elaboration de Projets Professionnels), Damien Vancoppenolle a longtemps accueilli des porteurs de projets, et participé à des réunions avec des acteurs de l’économie solidaire…
C’est ainsi qu’il a connu les cigales, et qu’il a eu envie de créer son entreprise. « Je m’interrogeais même sur la création d’une cigales à part entière, plus particulièrement pour soutenir mon projet. Mais comme différents clubs ont décidé de nous aider, je n’en ai pas eu besoin. »
Le projet de la Ressourcerie est né petit à petit. « C’est le vice-président de la communauté urbaine chargé des résidus urbains qui, au cours d’une réunion, a fait appel à des amateurs pour valoriser les encombrants collectés ».
Damien Vancoppenolle a saisi la balle au bond. Au fur et à mesure que le projet avançait, le besoin d’être entouré s’est précisé. En plus de partenaires institutionnels et privés, il a donc sollicité les cigales « pour leur apport de compétences » et se félicite des deux parrains qui l’ont encadré.
La Ressourcerie a des activités assez diversifiées. Bien que membre du réseau national des ressourceries et recycleries, la structure roubaisienne a un fonctionnement unique. Elle est entièrement intégrée à la filière de collecte des déchets.
En plus d’une activité de revente « en l’état », comme dans une brocante, un volet de valorisation a été mis en place avec l’aide d’une plasticienne, ce qui permet de vendre des meubles et objets totalement rénovés et transformés.
La Ressourcerie a ouvert un deuxième magasin dans une épicerie solidaire, réservé à une clientèle démunie qui peut ainsi venir redonner du style aux meubles qu’elle a achetés avec l’aide de la plasticienne. Tout cela complique sérieusement les choses. « Je dois gérer à la fois les problématiques du quotidien et anticiper la montée en volume de notre activité » explique le gérant de la Ressourcerie. D’autant que pour être viable, les prévisions de la Ressourcerie doivent passer en trois ans de 30 à 500 tonnes annuelles traitées !
Damien Vancoppenolle a sollicité les cigales notamment « pour qu’ils m’aident à porter un regard sur mon activité, à structurer mes actions par ordre de priorité. Nous avons travaillé aussi sur des outils de gestion, déterminer quelles procédures mettre en place, et quelle était la meilleure façon de faire pour que les salariés s’approprient l’outil de gestion choisi » .
Ces réunions avec les cigales, sont « un temps où je m’extraie du quotidien, où je me pose, où j’analyse avec des personnes qui ont de l’expérience. Cela me permet de voir les choses globalement, de lever la tête du guidon. Il y a un effet miroir important : j’ai en face de moi des personnes qui m’écoutent, et qui m’aident à me poser les bonnes questions ».
8/09/2010
Lille : Salon Créer
8/09/2010
LENS : Défilé de mode
16/09/2010
Réunion d’information pour les porteurs de projet


